Voici des documents que l’APVIQ a reçus de la SAAQ à la suite de demandes par l’entremise de la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels.
Un de ceux-ci nous donne l’évolution du nombre de véhicules avec poste de conduite à droite de 2006 jusqu’à la fin de 2008, selon les estimations de la SAAQ. Ce document rédigé le 30 avril détermine également, de façon très sommaire, le nombre d’accidents des véhicules dans ce lot d’après un “fichier des événements”, sans toutefois donner de détails sur les circonstances et le conducteur responsable. Ces chiffres témoigneraient du fait que le taux d’accident ne serait pas plus élevé que la moyenne, d’après ce dont nous avons appris. Ce document est incomplet puisque certains paragraphes semblent avoir été censurés pour une certaine raison…
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Un autre document, rédigé le 3 mars 2009 par la SAAQ, semble être celui qui présente à la ministre les motifs pour faire son arrêté. Certaines parties ont été également censurées dans ce document qui nous a été transmis…
Il est déconcertant, en lisant ce document, de constater que la SAAQ puisse induire les lecteurs en erreur en omettant de spécifier que la Loi sur la sécurité automobile (LSA) de Transport Canada n’interdit pas les véhicules de promenade avec poste de conduite à droite.
L’autre point de ce document à souligner est celui-ci: “Cette durée (les 180 jours de l’arrêté) devra éventuellement inclure une période d’avis suffisante pour permettre aux commerçants et aux propriétaires affectés par le moratoire de se préparer.”
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Des lobbyistes contre les JDM
Dans le cas des deux derniers documents, il s’agit:
- D’une lettre que la Corporation des concessionnaires d’automobiles du Québec avait adressée à la ministre Julie Boulet, le 5 novembre 2007 avec, en attaché, une lettre que le CAA-Québec avait adressée à Gaétan Bergeron du département de l’ingénierie automobile de la SAAQ, le 18 octobre 2007. Celle-ci est suivie d’une réponse faite par Johanne St-Cyr, vice-présidente à la SAAQ.
On peut y constater l’engagement de CAA-Québec à procéder à une campagne de salissage auprès du gouvernement envers les véhicules avec poste de conduite à droite importés du Japon, campagne amorcée en 2007. La carte de la pollution des gaz d’échappement a été jouée. Ceci bien sûr, en faisant abstraction du fait que les voitures importées du Japon en Colombie-Britannique (la province au Canada qui en a le plus sur ces routes) passent sans aucune difficulté les tests d’émission des gaz d’échappement obligatoires dans cette province lorsque leur système d’anti-pollution est dans un état conforme.
Il est nécessaire de rappeler le laxisme de notre gouvernement au Québec, qui perdure depuis des années, pour la mise en place d’un tel programme d’inspection. Plutôt que de mettre le focus au bon endroit, c’est à dire de profiter de l’occasion pour énoncer ce problème comme un argument de plus pour réclamer la mise en place d’un contrôle sur les émissions polluantes du parc automobile québécois, CAA-Québec et la Corporation des concessionnaires d’automobiles du Québec ont, de façon déplorable, détourné l’attention de la SAAQ et de deux ministères, pour arriver à leur fins dans leurs attaques contre les JDM. Ceci n’ajoute rien à la crédibilité de ces deux lobbyistes.
Une analyse plus complète sur le sujet sera publié sur ce site bientôt.
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- D’une lettre que l’Association des marchands de véhicules d’occasion du Québec (AMVOQ) avait adressée à Johanne St-Cyr, le 14 janvier 2008, suivie de la réponse.
Cet organisme semble ne pas vouloir tenir compte du fait que les véhicules importés du Japon au Québec ne sont pas qu’une affaire qui ne concerne que les importateurs qui en font le commerce, mais bien davantage, celle de personnes au Québec, comme les membres de l’APVIQ, qui veulent acquérir ces voitures pour combler leur passion envers celles-ci.
Certains d’entre nous sont souvent même prêts à se lancer dans l’aventure de les importer par eux-mêmes avec toutes les difficultés, le risque, et le temps que cela implique pour eux. Nous avons décidé de devenir propriétaires de ces JDM en toute connaissance de cause et en connaissant très bien les difficultés éventuelles pour en faire l’entretien et obtenir des pièces de rechange. Nous sommes prêts à assumer ces responsabilités en raison de la grande passion que nous avons envers ces voitures.
Nous reconnaissons, avec l’AMVOQ, que les importateurs évoqués par elle revendent en grand volume ces voitures sans avoir de licences, ce qui occasionne divers inconvénients. Quelque chose doit être fait pour remédier à cette situation. La proposition qu’a faite l’APVIQ à la SAAQ et au ministère des Transports va justement en ce sens.
D’interdire l’importation et l’immatriculation des véhicules JDM, comme le propose l’AMVOQ pour régler ce problème, serait une solution draconienne et barbare, qui n’a pas sa place dans le Québec que nous voulons vivre!
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